Pute et soumise (suite)


2/ Le martinet

Chienne

La notoriété et la vie mondaine n’empêchent cependant que l’émancipation de la pute reste un mythe et si la pierreuse s’est affranchie du souteneur, c’est pour mieux se maquer au système tout entier. Freelance n’est pas indépendance et elle obéit aujourd’hui à ceux qui tour à tour commandent au même dessein. Bien installé dans l’évidence politique du conflit civilisationnel, l’anti-islamisme dépasse les clivages d’appartenance et n’est même pas l’objet d’un pseudo débat. L’alibi de la collabeurette est désormais exigence commune dans le projet de choc et la fille soulage successivement les besoins des participants au gang bang politicard.   

Le système étant devenu le nouveau maître, elle s’emploie à lui offrir dispositions et obéissance à la cadence du défilé de ses représentants. Adaptant son discours aux ordres de chacun, elle s’assujettit aux volontés diverses et livre sa personne aux appétits du moment. Dans sa biographie publiée en 2003, Fadela Amara explique sa position claire quant à l’éventualité d’une loi relative au foulard sarrasin et se dit opposée à ce qu’on « légifère à nouveau sur un thème si sensible » car « le port du voile est devenu pour certains un nouvel argument politique permettant de stigmatiser les musulmans et les banlieues »(1). Petit coup de laisse sur collier étrangleur et toutoune revient au pied.

Elle enchaîne alors allusions puis retournements pour finalement se plier et refuser tous cheveux sous tissus : « Grâce à la loi de 2004 sur la laïcité interdisant les signes religieux à l’école, on a sauvé des centaines de filles… Je ne suis pas favorable au port du voile. » (2). Habchi finit le boulot en organisant une meute rue Solférino où le gros des militantes actives de lassociation, c’est à dire une petite quinzaine, aboie au PS l’obligation à se prononcer en faveur d’une nouvelle réglementation sur le sujet. La chienne ingrate mord la main qui l’a nourrie, la truffe en quête d’odeurs dominantes pour offrir la saillie.

Les maîtres se succèdent alors, après le chenil des potes à Juju, Amara trouve panier au PS de Clermont-Ferrand avant d’être invitée par Borloo à siéger à l’ANRU où elle est déclarée fugueuse pour ne jamais avoir émargé. Qu’importe, Madame Banlieue poursuit la droitisation et intègre le gouvernement Fillon en 2007 où elle évoluera successivement sous la tutelle de Boutin, Hortefeux et Darcos. La rose bien fanée et en guise de remerciements pour services rendus, elle devient taulière parmi les énarques et finit inspectrice générale des affaires sociales. Y’a des miroirs qui doivent se fendre au simple regard. 

Abdi, taulard exempté, est éduqué au même parcours d’agility et après avoir servi la main jaune, trouve protection dans la niche de Charasse à Clermont. La réputation ternie, il entame une rédemption collassionarde qui déverrouille la cage des magouilles à pognon. Le nouveau dressage l’installe à la laisse de Ségolène Royal pour qui il rédigera, en tant que conseiller sur le péril musulman, quelques pamphlets en spéciale dédicace au Mahmoud nucléaire. L’odorat sensible au vent, il suivra la Fadela dans l’ombre des recoins ministériels sous les tutelles susdites et donne son vote à Sarkozy en cas de représentation en 2012 (3) sous condition de poursuite d’une karchérisation qui n’en reste pas à l’effet d’annonce. 

Quant à la dernière de portée qui, comme l’indique ses derniers frais de gueule déclarés, a aussi grand appétit, elle portait encore récemment parole et nonos de Montebourg dans le spectacle des primaires. Ce dernier ayant été recalé dans son entreprise de reconquête d’une gauche sans base populaire, il y a fort à parier, si la tendance se confirme, qu’elle terminera au sifflet de la droite de demain. Gamellera bien qui gamellera le dernier, la Belle conchie les Clochards et l’avenir se prépare. A cette fin, la chienne est prête à tout et, bien loin des motifs originaux de création d’assoce, concède définitivement le renoncement à sa dignité pour devenir …

 

Esclave

Il fallait bien trouver une solution. Démasquée par la population de banlieue, sans aucun soutien populaire et régulièrement surprise dans des traficotages de bas-étage, NPNS n’est très vite plus crédible et doit rapidement s’inventer un prétexte d’activité pour continuer à faire semblant d’exister. Ce ne sont pas deux immolations et demie annuelles et un vieux navet libanais qui vont compenser les démissions en cascades (4) et redonner un peu de vraisemblance à un projet qui fait désormais plus rire que pleurer. Malgré le gonflement chronique des effectifs dont personne n’est dupe, il faut donc rebondir.  

Après avoir tenté de redorer le blason en se lançant vainement dans l’organisation catastrophique d’évènements médiatiques (5), NPNS va s’immiscer dans une entreprise intellectuelle bien trop ambitieuse au regard de ses propres capacités : la défense du concept de laïcité. D’une, l’aptitude à intellectualiser et argumenter est bien trop faiblarde, voire inexistante, chez ses représentants, de deux, la place est déjà prise. Il va donc falloir combiner avec ça. En échange d’une protection synonyme d’existence, l’association s’agenouille et se fait adoubée par les seigneurs de céans, elle sera désormais l’esclave des grands maîtres maçons. 

La loge ayant monopole sur le créneau afin de garantir ses propres privilèges tout en doigtant Marianne, elle a néanmoins besoin d’exécutants pour faire le sale boulot. Bien éloignée d’une conception authentique qui garantie la liberté d’obédience en accord avec les exigences républicaines, la laïcité est devenue une sorte de laïcisme d’intérêt particulier qui, entre autres desseins, collabore dans l’ombre à la division sociale et la prospérité libérale en réduisant le sacré et la morale religieuse, musulmane surtout, à un conglomérat de comportements nuisibles au bon fonctionnement de notre système politique. Cette perversion de concept au bénéfice d’une élite qui entend conserver sa domination par la coalition cooptés-collabos-dirigeants ne pouvait que séduire NPNS qui présente toutes les qualités requises au service demandé. Déjà habituée à l’enrichissement personnel aux dépens du bien commun, à la coalition d’intérêts et aux manigances obscures sur fond de stigmatisation, elle présente tous les prérequis nécessaires à la participation de la nouvelle croisade. Le compas et l’équerre se tendent comme bras ouverts en invitation, la beurette rampante finira les restes du seigneur aux pieds de la table triangle des traîtres à la Nation. 

Mais le tablier doit rester propre. Le Grand-Maître ne saurait se plier aux tâches indignes de son rang et, pour ne pas apparaître en public occupé à de viles besognes, l’homme libre jette l’esclave en fange sociale avec ordre de s’y vautrer jusqu’à nouveau commandement. Rejoignant Tasin et Cassen sous le fouet, NPNS s’unit à la riposte organisée en haut-lieu pour mater les barbus sur tapis qui « prient en montrant leur derrière »(6). Le peu d’honneur restant s’en va comme on tire la chasse d’eau et chaque claquement du cuir est un pas de plus dans la dissolution de soi. Très nettement inspirée par la Grande Loge féminine, la loi sur la burqa n’aura de meilleur relai en janvier 2010 que le défilé tapageur d’ilotes obéissantes en habits incriminés. La voix du maître commande à l’exhibition sous les injures et moqueries du public désormais averti. Humiliation. 

Ainsi Habchi est-elle régulièrement convoquée à des interventions pour le compte et les intérêts de la loge. Le 09 décembre elle apparaît à Toulouse aux côtés de Pierre Lambicchi, président du conseil du GODF, au cours d’une conférence sur la laïcité, le 20 janvier de la même année elle fait une allocution au Grand Orient à l’occasion du 60éme anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme puis remet ça le 13 décembre 2010 à propos de l’éventualité d’un islam français. Discours poussifs, syntaxe maladroite, ton pleurnichard, effets de charmes à deux balles et conviction de tortue, l’image affichée ne supporte aucun crédit. « Puisque c’est ce qu’on demande », elle parle des femmes opprimées en enfilant des perles de stéréotypes qui vont de la pédophile yéménite à la petite maman cloîtrée et interdite de commissions(7). Snif. Petite récompense à l’esclave exhibée, le grand officier Roger Cordier, représentant Guy Arcizet, big master du GODF lui aussi, aurait fait acte de présence à Lyon aux fameux états généraux dont l’absence de compte-rendu, vidéo et liens valides pousse quand même à se demander s’ils se sont réellement déroulés.

De façon beaucoup plus certaine, l’existence de l’association, décrédibilisée en tout point, dépend en grande partie de la condition de son assujettissement à la maçonnerie. Femme objet dressée à l’exhib grossière, la NPNS lèche sagement le privilège de son maître et obtempère à l’ordre architecte de la trahison au peuple républicain. Le problème dans ce genre de déviance est de ne jamais être satisfait du davantage périlleux …

 

Paillassioniste

Drôle de gradation qui emmène la chienne en quête d’odeurs dominantes à devenir esclave encore moins libre qu’animal. De tant monter la barre du troc de l’acceptation, on s’oublie, on se perd, on se chosifie. A force d’errer la vulve gonflée dans les ruelles du pouvoir en espérant se faire attraper par le plus fort, il était plus qu’évident que la tête de meute allait se pointer. A la croisée du sponsoring médiatique et du tapinage politique anti-babouches, maître sionard par l’odeur alléchée lui tient à peu près le langage. Et bonjour Madame de banlieue, que vous êtes docile, que vous me semblez fausse, sans mentir si votre servage se rapporte à votre copinage, vous êtes le Phénix des bottes de nos lois. Ni une ni deux, on connaît la suite, l’autre ne se sent plus pisser, ouvre de larges fesses et laisse tomber Gaza.

Pas question pour le suppôt de Sharon d’aller de congrès en dîners avec la pompe dégeu’, tâchée d’un sang qui éclabousse le monde, faut un paillasson qui laisse semelle propre et un cirage qui redonne luisant. Astique, astique, l’arabique c’est fantastique. Pendant que Momo la débrouille se rachète une conduite au kibboutz de l’Oratoire, Fadelita fait allégeance au CRIF à l’occasion du dîner annuel du conseil. Soucieuse de la montée antisémite qui se révèle à travers monde, elle y rappelle sa « solidarité » et son « amitié envers la communauté juive » tout en se félicitant de la présence de nombreux soutiens à l’initiative des ni-nis (voir la vidéo). Afin d’assurer qu’il ne s’agit pas là d’une courbette de circonstances, elle visite Tel Aviv et Jérusalem au bras d’Anne Hidalgo, membre du comité France-Israël cher à Goasguen et à l’humoriste Eric Raoult. Elle livre les impressions de ce voyage au journal Haaretz et confie en ses lignes qu’il est bien facile pour elle de se sentir « très à l’aise » en terre sainte, loin d’une France raciste qui n’a de cesse de la « scruter ». Elle ajoute pêle-mêle à son rapport touristique que l’Holocauste est la référence suprême en matière de souffrance humaine, « qu’on ne peut le comparer à rien d’autre » et que « que le point de vue des habitants de banlieues » françaises sur le conflit en question est « trop étroit » (entendez connard) pour comprendre les rouages du souci (8). L’interview déborde de saillies judaïques, nul besoin d’en dire plus.

Abdi lui aussi tombe sous la grâce du tour operator et offre son froc en serpillère dans les colonnes du monde des meilleurs : « J’ai découvert Israël, ce pays que j’avais haï. A Tel-Aviv, j’ai su ce qu’était la diversité. J’en avais les larmes aux yeux. Pas la moindre pression raciste.» Ça brille pas assez, vas-y Momo frotte : « Israël, au lieu d’être haï dans le monde arabe, devrait être une sorte de modèle, en tout cas la démonstration que l’on peut dans cette région du monde, même sans pétrole, créer une société prospère, démocratique et multiconfessionnelle. ». Ben voilà, là c’est propre (9). 

En septembre 2006, Abdi sort boîte à cirage et peau de chamois à l’occasion de l’affaire Redeker. Dans un scud médiatique paru dans Le Figaro, le professeur de philosophie, discipline que l’on définit étymologiquement par amour de la sagesse, entreprend une condamnation enragée de l’islam et du prophète : « Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran. ». Trop classe, tout en finesse. Evidemment en face ça s’agite, Redeker est menacé de morts par des pseudo-terroristes, la pagaille escomptée a vite fait de secouer les médias et une gigantesque organisation de soutien est mise en œuvre pour condamner ses bicots qui non seulement n’acceptent pas la critique mais appellent de surcroît au crime de l’auteur. L’opération a réussi, musulman équivaut à haine, désordre et danger. Du côté du bien, tout le monde s’y colle. Finkielkraut, BHL, Bruckner, Glucksmann, Val, Fourest, le MRAP, SOS Racisme, Momo et bien d’autres encore s’activent pour changer islamophobie primaire en lutte pour le droit de parler. Pour l’occasion, Arié Bensemhoun, représentant du CRIF à Toulouse sort une vanne d’anthologie à la hauteur de la tolérance de sa communauté quant à la controverse religieuse et l’histoire sacralisée, attention la voici la voilà, elle est courte mais elle bonne : « Tout individu doit avoir le droit de blasphémer. La liberté d’expression ne se négocie pas ». Celle-là, même avec de la vaseline Gayssot, on est pas sûr qu’elle passe. Peu importe, Abdi est déjà à quatre pattes en train de briquer la carpette de son collassionisme et s’affiche sans restriction aux côtés de toute la clique participant à cette farce politico-médiatique dont le musulman reste le dindon. 

De la chienne offerte à tous au paillasson sioniste en passant par l’esclave du compas, NPNS n’a eu de cesse de s’abaisser et d’obtempérer au commandement des forces dominantes en échange de protection et récompense. Sans jamais se soucier des conséquences sociales de sa prostitution ni obéir à d’autres volontés propres que celle de continuer à exister pour ramasser les miettes tombées, elle n’est, à l’inverse du sens de l’intitulé, que servitude, appareil et obéissance éhontée. 

Bref, en résumé, soumise.

 

Pour Egalité et Réconciliation

Ruben Azahar

 

Notes :

1 : Fadela Amara avec Sylvia Zappi, Ni putes ni soumises, La Découverte, 2003.

2 : voir l’article paru dans le 20 minutes du 16 juillet 2008 (http://www.20minutes.fr/article/242089/France-Fadela-Amara-le-voile-et-la-burqa-c-est-la-meme-chose.php )

3 : voir l’article du Nouvel économiste du 10 novembre 2011. (http://www.lenouveleconomiste.fr/remarque-mohammed-abdi-conseiller-special-de-fadela-amara-5981/)

4 : les cas sont très nombreux. Citons à titre d’exemple la démission de 26 comités locaux annoncée le 07 novembre 2007 à l’occasion de l’université d’automne de NPNS (http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20071107.OBS3440/26-comites-locaux-de-ni-putes-ni-soumises-demissionnent-en-bloc.html).

5 : même ainsi, NPNS peine à racoler et le grand concert prévu au Zénith en 2003 sera finalement annulé sous prétexte d’une grève des transports en commun. Trois jours avant la manifestation, les organisateurs n’avaient pré-vendus que 150 places … Une fois admise cette incapacité d’autonomie dans l’organisation médiatique du pseudo-combat, l’assoce s’adressera à des structures privées, comme Canal Plus, et passera par des cautionnements de poids tel celui d’Anne Roumanoff…

6 : voir le débat Echec et mat entre Tasin et Dieudonné (http://www.dailymotion.com/video/xgwxti_echec-et-mat-dieudonne-m-bala-m-bala-christine-tasin_news)

7 : voir l’allocution d’Habchi en loge le 20 janvier 2009 (http://www.dailymotion.com/video/x8lnu7__news)

8 : entretien accordé à Adar Primor dans un article intitulé La gauchiste de Sarkozy (http://www.mecanopolis.org/?m=2008&paged=39)

9 : plus d’informations sur le site du CRIF (http://www.crif.org/?page=sheader/detail&aid=8676&artyd=10) 

 

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2 réponses à Pute et soumise (suite)

  1. Azizi dit :

    Formidable,je crois que vous avez exaucé mon voeu ,depuis le temps que je rêvais que quelqu’un ayant plus de connaissances que moi et capable d’ecrire un si bel article illustre tout ce que je souhaitais dire sur une p*** comme Sihem Habchi ou Fadela Amara,deux agents sionistes engagées et sponsorisées par l’empire pour discrediter les maghrebins de France.Toujours avec des themes qui reviennent regulierement : laicité,conflit de civilisation,machisme,islamisme de banlieue voire même terrorisme islamiste.En tous cas,votre article detaille tout sur cette association créée par le CRIF-PS-Israel pour s’attaquer aux musulmans de France sans se preoccuper des problemes des jeunes filles de banlieue.

  2. Arsher dit :

    L’idiotie du féminisme moderne ou comment servir le Capital en poussant les femmes à s’émanciper par les sacs de luxe et la nouvelle paire de chaussures hebdomadaire…

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