Pute et soumise


Etant donné que nous ignorons tout des pratiques sexuelles, tarifées ou non, des personnes citées, les registres de prostitution et soumission sont appliqués ici et dans la deuxième partie d’article, Pute et soumise (suite), aux fonctions et non aux individus.

L’appellation d’origine contrôlée Ni putes, ni soumises sous-entend le pendant immédiat ni maquereaux, ni maîtres. La revendication serait donc celle de l’affranchissement de femmes, musulmanes pour la plupart, défaites de l’emprise des sarrasins d’extra périph’ qui, comme chacun sait, sont tous adeptes de la tournante et du fouet polygame. En même temps, cette aspiration de NPNS se double d’une préoccupation constante en faveur du principe de laïcité dont elle a organisé les états généraux le 30 octobre dernier à l’Espace Citoyen de la mairie du 8éme arrondissement de Lyon. L’insoumise aux lascars et mollahs de banlieue s’affirme donc aussi en défenseur de l’essence républicaine démontrant ainsi la possibilité du parfait équilibre entre émancipation conquise et assimilation réussie. Bien, ça, selon l’expression consacrée, « c’est d’la merde », du pipeau pour la galerie.

Désormais, personne n’ignore que l’association fut montée de toutes pièces par la filière trotskarde du PS via le réseau à Juju à des fins de stratégie politique et grâce à une surmédiatisation sponsorisée et artificielle. Ni putes, ni soumises est un pur appareil idéologique, sans base militante sérieuse, complètement déconnecté du terrain qu’il prétend occuper et qui n’existe que par l’utilisation que le système politicard en fait. La population sensée être représentée ne lui reconnaît aucune légitimité et sa crédibilité a depuis longtemps été vérolée par des fraudes et mensonges à répétition (1). Rien de mieux pour apprécier la tartuferie que de mettre en lien l’intitulé et la réalité des faits.

 1/ Tapin

Grues de trottoir

La rue, là où tout commence et s’apprend. Le risque du contact, l’angoisse du mac insatisfait et la sueur des corps imprègnent le destin d’une odeur de pute qui ne partira plus. Attirer, provoquer et empocher, la recette est vieille comme le monde et NPNS la maîtrise parfaitement. Alors, lorsque le client musulman est là et interroge sur la nature de la passe pratiquée, la récemment contestée Sihem Labchi porte à ébullition et affiche le sourire silencieux et méprisant de celle qui, sans devoir ni savoir aligner deux mots, a déjà gagné. Couvrez, maintenez à température ambiante pendant quelques minutes puis ajouter votre grain de sel. Un « nique ta race » à la femme voilée et le bordel escompté est une totale réussite qui ravira les convives (voir en image). Histoire de tenir l’affaire bien verrouillée et stigmatiser davantage, ce seront les offusqués qui feront l’objet d’une plainte pour injure. A Romans, dans une version plus blédarde, Fadela Amara s’illustre en tactique d’irrévérence programmée et insulte, dos tourné, le religieux venu pour discuter (voir la vidéo). Ces petits mots ont l’effet d’une boule de bowling au milieu des quilles de la foule, le succès est total, un vrai strike. 

Mais, de passes en passes, le jeu devient vite collectif et se dévoile en équipe quand il s’agit de diaboliser en manifestant. Ainsi, le 2 mars 2005, à l’occasion d’une conférence de presse, Amara invite-t-elle à une réunion en bonnet phrygien autour d’une statue de Marianne emburquannée. Le jour de cet appel, elle compte sur le soutien de Laguiller, alors dirigeante d’un mouvement dont les dérives sectaires et sexistes ont été largement évoquées, d’Hamida Labidi, avocate proche du clan Ben Ali et apôtre du modèle tunisien ainsi que de Fatima Lalem, du Planning familial, pour qui les banlieues sont « des quartiers où des petites filles sont violées tous les soirs ». Bref, cohérence, fiabilité et finesse sont les mots d’ordre de l’appel et on entendra sous les banderoles de la manifestation en question : « ni burqa, ni charia, l’islam ne passera pas ! ». L’ad hitlerum est plus que grossière mais a au moins le mérite de préciser l’intention. Maison close à ciel ouvert, la rue devient scène d’un tapin grotesque où la bande racoleuse fait trottoir commun pour dénoncer le « fascisme vert »(2) qui domine l’autre camp du conflit qui nous attend. Fin de la réduction, le mot est lâché, le facho c’est l’islamo. Comme disait Clara à Rocco, plus c’est gros, plus ça passe, le client est ravi, la demande assurée, le mac peut être satisfait, ce n’est pas demain que le marché du communautarisme et de la division populaire va s’effondrer.

Courtisane de salon

Mais la mécanique même bien lubrifiée manque de brillant et la gueuse qui aspire à la reconnaissance en société ne peut s’en satisfaire, elle se veut favorite et bien introduite. Finis les kéfiés et les verres en plastique, c’est désormais de cristal et taffetas dont il s’agit. La grue a gagné ses galons et laissent aux suivantes la crasse de l’asphalte. Le prox se diversifie et pour plus d’efficacité place les filles en salons. 

Fadela Amara excelle dans l’initiation aux mondanités et mène NPNS à la légitimation par la voie du relai médiatique et du placement en institution. Côté jardin, TF1 et RTL la sollicitent, elle pose pour Gala et Canal Plus, chaîne du porno, invite la représentante de la start-up féministe à venir dénoncer l’emprise du mâle musulman sur la femme objet. Côté cour, elle devient, entre autres, membre de la Commission consultative des droits de l’homme, membre de la HALDE, docteur honoris causa de l’Université de Bruxelles, membre du comité de la Coordination française pour la décennie de la culture de paix …Bref, la liste pourrait être allongée mais on a compris. Son invitation au dîner du CRIF apparaîtt finalement comme le sceau à cette double validation, médiatique et institutionnelle, qui officialise l’utilisation de NPNS dans la sphère du pouvoir.

Habchi s’essaie elle aussi aux pratiques de collaboration et s’affiche aux côtés de Finkielkraut à l’occasion d’un séminaire organisé par La règle du jeu, revue fondée et dirigée par BHL. L’un des objets de réunion est le soutien sans restriction à l’agresseur de Nafissatou Diallo qui a beau être femme et violentée, n’en demeure pas moins du mauvais côté. Elle est également nommée à la HALDE, désignée comme membre du Comité diversité de France Télévision et invitée par le Grand Orient à offrir ses prestations en loge. 

Il serait juste d’être taxés de sexisme si nous n’abordions pas le problème de la prostitution masculine et éludions l’influence discrète mais décisive de Mohammed Abdi. Homme de l’ombre de l’association, élevé au biberon des potes et fourré partout où quelque chose est à gratter, le compagnon d’Amara est membre du Cercle de l’observatoire, think tank judéo-protestant pro-atlantiste fondé à la suite des attentats du 11 septembre en soutien au gouvernement américain dans sa lutte guerrière contre l’islamisme radical. Tout un programme, ça impose le respect. Il fait également partie du comité éditorial du journal du Cercle, Le meilleur des mondes, où s’associe la plume d’autres membres et invités tels Bruckner, Glucksmann ou BHL . Pour l’histoire, Abdi, ancien secrétaire général de l’association se vantant lui même d’être « un roi de la magouille »(3), a été condamné à 18 mois de prison dont 6 fermes pour détournement de fond public et escroquerie à la formation professionnelle. Pour de troubles raisons, le juge d’application considérant que « la peine est disproportionnée » et que le coupable « offre des garanties », il n’est cependant pas allé à l’ombre (4).

La rue est bien loin et c’est désormais en couloirs et salons galants que la transaction s’effectue. Le réseau tissé entre habitués de bonne compagnie fait de la relation mondaine la plus sûre des garanties et la courtisane s’emploie maintenant à vendre ses charmes anti-maures dans les maisons réputées et bien fréquentées. Protégé par un milieu dont on ne saurait ternir la réputation et après moult passes sur la chaussée, la grue peut enfin jouir de la notoriété tant convoitée, la raccrocheuse devient Madame, vient alors le temps de …

L’escort

Le succès nourri d’une surmédiatisation de tous les instants et de subventions hallucinantes (485000 euros en 2004, soit un an après la fondation de l’association), il est désormais de bon ton d’avoir une ni pute ni soumise sous la main (5). Apparaître avec elle et affirmer sa solidarité envers les victimes de la racaille et du Coran est devenu le passage obligé pour tout politicard voulant cultiver sa bonne image relationnelle. La difficulté pour le mac est alors de contrôler sa poule dont les charmes sans cesse exposés font monter les tarifs et exigences. Vexée de la petite somme de 40 000 euros concédée à NPNS par Matignon, Amara fait un caprice, exige 500 000 et indique qu’elle ne parlera désormais plus qu’au Premier ministre. Raffarin la recevra trois fois, rallonge de 20 000. Les petits cadeaux aussi sont les bienvenus : lorsque son frère Hassein, de nationalité algérienne, écope de 16 ans de prison pour meurtre, c’est Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, qui obtient la régularisation du meurtrier en attendant patiemment le retour d’ascenseur. Amara n’aura alors de cesse de relativiser sans cesse les critiques adressées au futur président dont elle louera plus tard « le vrai courage politique » (6). Billets SNCF gratuits, nuits d’hôtel offertes par le groupe Accor, obtention d’un local parisien en temps record grâce à l’intervention du ministre de la Cohésion Sociale, Jean-Louis Borloo, proposition de financement de bureaux par Anne Hidalgo, procédures d’urgences dans l’accès au logement social pour des cadres de l’association … rien n’est trop beau pour favoriser le privilège de celles qui se réclament des valeurs égalitaires de la république.

Peu importe le paradoxe, il faut se montrer avec elles en société, la musulmane laïcisée qui pourfend l’islam des cités est un secteur de marché porteur et rapporteur, en terme d’image l’impact est garanti. Plus besoin d’oser une déclaration qu’on risquerait de juger raciste, l’ancienne mouquère devenue escort est là pour faire le sale boulot et taper sur le bicot. Il suffit d’apparaître à ses côtés pour signifier son accord tout en se dégageant de la responsabilité du propos. L’opportunité est belle pour tous ceux qui misent sur le peuple divisé mais la caution de l’arabe a un prix qui monte au fur et à mesure que la demande augmente. Car c’est bien de commerce dont il s’agit. Fondée à ses débuts pour pallier la déliquescence d’un SOS démasqué et corrompu, Juju flaira le filon et paria sur le segment de la femme sans tchador. L’affaire échappa cependant aux socialo-trotskards car il est connu (et l’erreur est naïve) que la pute se donne aux plus offrants, qu’ils soient macs ou clients. Aujourd’hui, l’escort organise son agenda en fonction de celui qui paye le tarif augmenté et propose une prestation en société à qui veut bien louer le service de sa présence valorisante.

Totalement coupée du réel banlieusard, NPNS n’existe aujourd’hui plus que par la vente de sa propre image. Le 14 juillet 2003, alors que l’association ne peut plus mettre un pied dans les cités, Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale, inaugure l’exposition d’affiches géantes représentant les portraits d’Habchi et autres collabeurettes travesties en Marianne sur les murs du quai d’Orsay. L’exemple résume à lui seul la collusion d’intérêts entre la tapineuse prête à tout pour grimper un peu et le monde politicien calculateur qui n’aspire qu’au maintien des tensions communautaires pour conserver la main mise sur le peuple divisé.

Du trottoir au palais Bourbon en passant par le salon, la grue a servi le mac en tous lieux et circonstances imprégnée à jamais de l’odeur de celle qui, sans scrupules, a couché par profit.

Bref, en résumé : pute.

Pour Egalité et Réconciliation Rhône-Alpes

Ruben Azahar

 

A venir en deuxième partie d’article : le martinet.

Notes :

1 : la liste serait ici bien trop longue car NPNS n’a cessé d’accumuler les tricheries, citons en vrac une condamnation pour non paiement de loyer entre 2002 et 2004 correspondant à l’étage sous-loué au centre culturel Confluences, la condamnation pour escroquerie de Mohamed Abdi, l’utilisation d’un logement de fonction avec vue sur la tour Eiffel, majordome et cuisinier pour des membres de la famille d’Amara, les mensonges sur les effectifs et l’origine des subventions publiques (dans entretien donné à Aujourd’hui, le Maroc en avril 2006, http://www.aujourdhui.ma/magazine-details405462.html, Abdi annonce 15000 adhérents, la même année la Cour des comptes en distingue 1000 environ, quant aux subventions, il y déclare qu’elles proviennent à 45% de fonds publics alors que Tounier et Marteau les considèrent à 90% dans Black, blanc, beur) …

2 : l’expression « fascisme vert » est employée par Amara dans le numéro de gala du 29 décembre 2010, la paternité de ce syntagme est attribuée à Georges Bush.

3 : selon François Devoucoux qui fait référence au jugement rendu par la Cour d’appel de Riom.

4 : Abdi lui-même le confirme ici : http://www.lenouveleconomiste.fr/remarque-mohammed-abdi-conseiller-special-de-fadela-amara-5981/ 

5 : les chiffres et faits utilisés dans ce paragraphe sont ceux rapportés par Tounier et Marteau dans Black, blanc, beur…

6 : également dans le numéro de Gala du 29 décembre 2010

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