Gestapo sous faux drapeau


Après Alain Soral , interdit de salle à Vaulx-en-Velin, après Dieudonné, banni du  Transbordeur, Jovanovic, déclaré indésirable sur Lyon, voici qu’Asselineau se trouve empêché d’animer conférence et entretien dans divers lieux de notre ville. A ce rythme là, il est fort probable que Bayrou et Anne Roumanoff se voient bientôt privés du droit d’expression en raison d’accointances douteuses et d’idéologie fasciste. Heureusement pour nous, pauvres citoyens incultes dénués de sens critique, les structures politiques locales sous influences et la police antifa veillent ensemble à la bonne normalisation de la diffusion des idées. Afin de garantir notre bien-être social et préserver nos cerveaux vulnérables de tout empoisonnement idéologique, les premières font un usage vertueux des lois tandis que la deuxième mène courageusement sa bataille d’épuration sur le terrain de l’affrontement chevaleresque. La lutte est noble, valeureuse, et c’est la larme à l’œil, au nom d’un peuple uni et protégé, qu’on a envie de dire merci.

Portée par un soutien unanime, la milice de l’extrême, semble élargir aujourd’hui son segment de marché et a donc jeté son juste dévolu sur le président de l’UPR. Il est vrai que l’homme a tout du terroriste fasciste assoifféé de tortures et que ses militants néo-nazis n’ont rien à envier à Hannibal Lecter ou Materrazi. Les conférences données sont de véritables invitations à la ratonnade et ne reposent sur aucune documentation ni réflexion sérieuses. Ajoutons, par ailleurs, qu’Asslineau n’a aucune expérience ni légitimité politiques puisque c’est uniquement par la violence et l’humiliation des faibles qu’il est parvenu à fédérer autour de lui cette meute de barbares qui coursent chaque nuit le sans-papier esseulé. La légende veut même que certains d’entre eux soient mangeurs d’enfants.

Voilà pourquoi nos chevaliers de la pensée ne reculent devant rien et s’arment de toutes bravoures pour contrarier le retour de la bête. Menaces, chantages, mensonges, délations, diffamations et anathèmes à distance sont autant d’étendards qui s’érigent dans le ciel de leur héroïsme et ne sont pas sans rappeler des temps où la France vivait en paix harmonieuse sous une domination qui garantissait l’ordre et la tranquillité. Que serions nous aujourd’hui si l’antifa n’était pas là pour décider de qui doit parler et bâillonner ceux qui ont la provocation de ne pas penser comme lui ?  

Il serait injuste de limiter cette lutte, cohérente et infatigable, aux bornes de notre cité car ailleurs la fronde hardie se soulève aussi. A Rennes, ce sont une cinquantaine de paladins qui, tentant d’empêcher une conférence rebelle, ont osé braver une poignée de jeunes de « quartiers » avant de se réfugier au commissariat pour y monter la fesse bleuie d’un camarade enclin à la glissade incontrôlée. A Paris, n’écoutant que son courage, Marie-Anne Boutoleau, auteur de l’appel au boycott d’Asselineau, est allée porter seule la bonne parole à l’occasion d’un séminaire organisé conjointement par le Center for the Study of International Communications et un département de l’Université de Washington. L’anarchiste libertaire, de son vrai nom Ornella Guyet, y a rencontré les plus hauts représentants du pouvoir nord-américain en France qu’il soit politique, économique ou médiatique. Sans se soucier du quolibet, elle y fut diplomate de la cause auprès de la crème lobbyiste. Il est en effet essentiel dans la guerre contre le démon fasciste d’unir toutes les saines volontés qui œuvrent pour le bien. C’est par cette union, et quelques versements bancaires, qu’ensemble, nous viendrons à bout de ce fléau qui ronge les esprits fragiles. C’est en nous inspirant de ces liens profonds qui unissent Indymedia et la Fondation Soros que nous parviendrons à mener à bien cette noble croisade. 

L’action antifasciste, dévouée au peuple, mérite qu’on la soutienne et il est du devoir de chacun de participer, à son niveau, à cette ligue vertueuse en observant les principes militants qui en font le succès. En ce sens, nous encourageons donc quiconque à lui rendre grâce en usant sans compter de la délation, de la menace et du mensonge. C’est seulement ainsi que nous retrouverons le temps chéri de la censure ou le citoyen respectable et obéissant n’aura plus à se préoccuper de ce qui est bon pour lui. Surveillez !  Balancez ! Collaborez !

 

Pour Egalité et Réconciliation Rhône-Alpes

Ruben Azahar

Compléments :

Pour consulter les raisons du dépôt de plainte et les arguments de l’UPR :

Plainte

Petite enquête

Evènements de Rennes :

Le patron du bar accuse les antifas

Un indic pris son propre jeu :

Tel est pris …

Articles antifas :

Rebellion

HNS, syntaxe pitoyable, argument grotesque

 

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